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La Roumanie souhaite bénéficier d'une intégration plus profonde à l'UE, être dans le noyau de l'Union

​La question de l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen n'est pas réglée, mais elle enregistre une évolution à tendance positive, a affirmé vendredi le président Klaus Iohannis à l'issue de la réunion informelle du Conseil européen de Bratislava.

« L'espace Schengen n'a pas été un sujet en séance plénière, mais a figuré dans les débats informels menés en marge du Conseil. C'étaient de très bons débats. La question Schengen n'est pas réglée, mais elle enregistre une évolution à tendance positive », a déclaré le chef de l'État.

Selon Klaus Iohannis, les citoyens et des hommes politiques européens manifestent leur inquiétude que la migration n'arrivera pas à être contrôlée, alors que d'autres sont préoccupés par le fait qu'il faut encore agir pour rendre les frontières plus sûres, bien que la Roumanie n'ait pas eu de syncopes dans la défense des frontières, a ajouté le président.

« Beaucoup d'hommes politiques sont effrayés par la crise que nous traversons, les uns ont tout à fait peur du fait qu'on ne parvient pas à contrôler très bien la migration, d'autres sont préoccupés qu'il reste bien des choses à faire pour sécuriser les frontières extérieures. À cet égard, la Roumanie fait une exception notable et positive. Chez nous il n'y a eu aucune syncope dans la défense des frontières extérieures et cela sera sans doute un argument favorable pour nous dans l'approche de la question Schengen », a relevé Klaus Iohannis.

Il a ajouté que dans des pays européens il y aura des élections en 2017 et que les gens sont préoccupés par l'ascension des partis extrémistes, populistes, eurosceptiques.

« Ce sont des questions très complexes qui devront être encore négociées », a dit le président.

Le chef de l'État a ajouté que les détails de ces négociations devraient être dévoilés au public seulement à la fin du processus.

« Je ne crois pas que ces sujets puissent être abordés à présent dans l'espace public. Des harmonisations sont nécessaires, des négociations et je crois qu'il serait bien que ce processus ait lieu directement entre les partenaires et que des déclarations soient faites seulement à la fin », a mentionné Klaus Iohannis.

Les autorités tentent de convaincre leurs partenaires que « la Roumanie est un pays sérieux, performant, qui peut accueillir une agence européenne » relocalisée après Brexit, a déclaré vendredi le président Klaus Iohannis au sommet des leaders de l'UE de Bratislava.

« Brexit est une question qui nous préoccupe, mais pour nous ce n'est pas important ce que la Grande-Bretagne fait. C'est l'affaire de la Grande-Bretagne qui a décidé, malheureusement, à quitter l'Union. Ce qui nous préoccupe est ce que nous, les 27, ferons et probablement le plus important aspect à ce Conseil est que nous souhaitons rester ensemble, rendre l'Union plus puissante et plus performante », a affirmé le chef de l'État dans une déclaration de presse. 

Klaus Iohannis a répondu ainsi à la question de savoir si la Roumanie était ouverte à accueillir une agence européenne qui serait transférée de Grande-Bretagne après Brexit.

« Je reconnais que c'est une préoccupation pour nous que la Roumanie n'accueille aucune agence européenne. Si on réussit à convaincre nos partenaires de transférer une des agences de Londres à Bucarest ou si on peut accueillir une agence qui sera créée, c'est une question à laquelle je ne pourrais pas vous répondre parce qu'elle n'a pas été abordée. Nous essayons sans doute de convaincre nos partenaires que la Roumanie est un pays sérieux, performant, qui pourrait accueillir une agence », a ajouté Klaus Iohannis.

La Roumanie souhaite bénéficier d'une intégration plus profonde à l'UE, a souligné le président vendredi, à Bratislava, ajoutant que les autorités de Bucarest souhaitaient que le pays soit « au noyau de l'Union ».

« La Roumanie souhaite bénéficier d'une intégration plus profonde et, évidemment, désire être au noyau de l'Union », a dit Klaus Iohannis, qui participe à la réunion informelle du Conseil.

« La réunion a été convoquée initialement pour aborder l'avenir de l'Union à la lumière de Brexit , mais, peu à peu, on arrive à aborder simplement l'avenir de l'Union. Il est assez claire qu'on tente à présent d'élaborer un plan jusqu'en mars prochain, quand seront célébrés 60 ans depuis le Traité de Rome, qui a mené pratiquement à la création de l'Union. Un plan pour l'UE est le sujet abordé par les leaders européens », a précisé le chef de l'État.

Klaus Iohannis a relevé que la Roumanie avait « deux points représentant des parties essentielles de la stratégie nationale - il s'agit d'un principe d'intégration plus profonde à l'Union, avec les deux aspects : l'adhésion à l'espace Schengen et l'entrée dans la zone euro ».

« Je crois que peu à peu, notamment ces derniers mois, nos partenaires se sont rendu compte que la Roumanie est un pays qui seulement géographiquement se trouve à une périphérie de l'Union. En réalité nous sommes très bien préparés, nous avons prouvé pouvoir faire face sans aucun problème à la vague migrationniste, nous avons très bien protégé nos propres frontières..., nous avons réussi à intégrer un nombre de migrants arrivés en Roumanie. Nous sommes très bien préparés aussi du point de vue économique...Je crois que tous ont réalisé facilement que chez nous le combat contre la corruption est une chose prise au sérieux, avec des résultats notables, et ces réalités ont été très bien vues aussi dans l'UE », a affirmé le président.

Pour ce qui est de l'adhésion de la Roumanie à l'espace Schengen, compte tenu aussi des récentes affirmations de soutien à cette démarche de la part de certains pays, Klaus Iohannis a déclaré : « Les choses ne sont jamais simples et des négociations sont nécessaires avec plusieurs partenaires. Je ne voudrais pas les nommer, mais il faut encore travailler. Que personne ne s'imagine que la question est réglée. Elle a pris un tournant positif, mais il faut continuer à travailler pour la voir régler. »

Les leaders des pays européens se sont réunis vendredi à Bratislava à un sommet, sans la participation de la Grande-Bretagne.

Source: l'Agence nationale de presse roumaine AGERPRES

 

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